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Le reboutement, expliqué simplement.

Une méthode manuelle qui traite l'articulation, pas seulement l'endroit qui fait mal. Marc Seguin la pratique à Montmiral depuis 2004.

Les mains de Marc Seguin sur les cervicales d'une patiente

Qu'est-ce qu'un rebouteux

Quelqu'un qui remet l'articulation à sa place.

Le reboutement est une pratique manuelle ancienne, présente sur les cinq continents. Elle s'adresse à un type précis de douleur : celle qui vient d'un problème mécanique de l'articulation, après un choc, une chute, un effort violent, une torsion, un faux mouvement anodin ou un coup du lapin en voiture.

Marc Seguin a reçu cette méthode de son père, le docteur Bernard Seguin, et l'a fait évoluer en se formant auprès de quatre rebouteux de la région depuis 1989. Elle cherche l'origine du trouble, puis rend à l'articulation la symétrie qu'elle avait avant l'accident.

Marc Seguin ne se substitue à aucun médecin. Le recours à cette méthode ne doit en aucun cas entraîner l'abandon ou la modification d'un traitement médical en cours.

Marc Seguin montre à un patient sa radiographie des cervicales
L'examen commence par ce que disent vos clichés

Le mécanisme

L'adhérence articulaire.

Une articulation gauchie par un traumatisme garde ses deux surfaces de cartilage ventousées l'une contre l'autre. Le liquide synovial est chassé, la pression monte, et l'amplitude du mouvement se réduit.

À partir de là, tout le voisinage compense. Les muscles se contractent, les fascias se tendent, les tendons travaillent de travers. C'est ainsi qu'une tendinite s'installe au coude alors que le problème vient de l'épaule, ou qu'une douleur de la fesse descend dans la jambe alors que le bassin est en cause.

Avec le temps, l'hyperpression sur le cartilage prépare le terrain de l'arthrose. L'objectif du reboutement est de rétablir la fonction normale de l'articulation. Dès que le fonctionnement est rétabli, les raideurs et les inflammations voisines se calment, et le cartilage reprend sa forme et son épaisseur. L'arrêt complet de la douleur demande parfois jusqu'à six semaines.

Avant

L'articulation libre

Les surfaces glissent l'une sur l'autre, le liquide synovial lubrifie, l'amplitude du mouvement est entière et indolore.

Après

L'adhérence

Les surfaces restent collées, le liquide est expulsé, le cartilage comprime. Le mouvement se réduit et la douleur s'installe, parfois ailleurs.

Ce que vous ressentez

Des gestes doux, et des clics parfois.

Les clics que l'on entend certaines fois sont le déventousage d'une articulation. Le phénomène est le même que lorsqu'on tire sur un doigt pour le faire craquer : la dépression instantanée crée de petites bulles de gaz entre les surfaces articulaires.

L'intérêt de cette décompression, bruyante ou silencieuse selon les cas, est de laisser le liquide synovial réintégrer l'espace articulaire. Le cartilage se réhydrate, la zone redevient mobile.

Le reboutement est sans risque et n'amplifie pas la douleur. Des courbatures peuvent apparaître dans les jours qui suivent : c'est la raison du point à sept jours.

Marc Seguin désigne l'articulation de la mâchoire sur un modèle anatomique
L'articulation de la mâchoire, sur le modèle du cabinet

Les limites, dites franchement

Ce que le reboutement ne traite pas.

Marc Seguin ne reboute pas les douleurs articulaires d'origine inflammatoire de type arthrite, ni les douleurs symétriques de type polyarthrite rhumatoïde, aux deux poignets ou aux deux genoux. Ces situations relèvent du médecin.

Et si le résultat reste incomplet après le traitement, il vous oriente vers des confrères dont la méthode complète la sienne. Vous repartez avec une direction, dans tous les cas.

Le docteur Bernard Seguin dans son cabinet en 1993
Le docteur Bernard Seguin, 1993

D'où vient la méthode

Un médecin de campagne, puis son fils.

Le docteur Bernard Seguin s'installe comme médecin de campagne à Bésayes, dans la Drôme. Dans les années 70, il apprend une méthode manuelle pour traiter les douleurs articulaires et musculaires. Devant les résultats, il laisse en quelques mois sa patientèle de médecine générale à ses associés pour s'y consacrer entièrement.

En 1978 il installe son activité d'ostéopathe à Romans-sur-Isère. Il soigne ses patients jusqu'à son décès, en novembre 2005.

« Marc, si un jour je disparais, ne laisse pas tomber mes patients. »
Le docteur Bernard Seguin à son fils

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